auto-mutilation

Hebergeur d'images

   Scarifications, coupures, et autres brûlures... parfois, ados et jeunes adultes se mutilent de manière intentionnelle. Et ces comportements seraient en hausse depuis quelques années. Pourquoi ce besoin de se faire mal ? Comment en sortir ?

                         Hebergeur d'images


   L'automutilation est un problème sous-estimé. Pourtant, il toucherait un nombre croissant d'adolescent et de jeunes adultes, essentiellement des femmes. Plus d'un jeune sur dix serait concerné.

                                  Hebergeur d'images

  L'automutilation consiste, comme son nom l'indique, à s'infliger des blessures de manière intentionnelle. Cela passe par de petites coupures avec un rasoir ou un cutter, des brûlures, des morsures... L'ado s'impose généralement cette souffrance à l'abri des regards de son entourage, en se cachant dans sa chambre ou la salle de bain. Ces blessures pratiquées de manière répétée n'ont pas pour objet d'attirer l'attention, mais semble-t-il de permettre de contrôler ses émotions, ses angoisses, ses colères... à moins qu'il ne s'agisse d'un moyen de se réapproprier son corps. 

                                        Hebergeur d'images

     Cinq points permettent d'identifier et de définir l'automutilation :


     * L'automutilation est une blessure que l'on s'inflige à soi-même.
     * L'automutilation est uniquement pratiquée par soi-même. Si quelqu'un vous fait
quelque chose qui vous fait mal, cela n'est pas de l'automutilation.
      * Un acte d'automutilation doit comporter de la violence physique. Se punir
émotionnellement (se traiter de moins que rien, penser qu'on est stupide, etc.) n'est
pas de l'automutilation.
      * Un acte d'automutilation n'est pas fait avec l'intention de se donner la mort. Les
 gens qui s'ouvrent les veines pour se tuer ne s'automutilent pas, même s'ils se
blessent.
* L'automutilation est faite intentionnellement, non accidentellement. Mais c'est bien
 dans l'intention de se faire mal

                                          . Hebergeur d'images

   L'automutilation suit souvent une procédure rituelle. Une procédure rituelle est un moyen de faire quelque chose, dans ce cas l'automutilation, qui suit un certain schéma ou bien qui peut être considéré comme étant un cérémonial.

   L'automutilation peut être rituelle dans son environnement, ses instruments (rasoir, briquet, etc.), et/ou ses procédures. 

                                Hebergeur d'images

Beaucoup de personnes ne s'automutileront pas si elles ne peuvent pas effectuer leur rituel et peuvent même organiser leur vie pour pouvoir le respecter. Mais certains types d'automutilation sont moins sujets à suivre des procédures rituelles. C'est le cas lorsque vous vous arrachez les cheveux ou bien lorsque vous vous frappez, etc. Ces types d'automutilation sont possibles sans l'usage d'objets (couteaux, rasoirs, allumettes, etc.). Ils peuvent, par conséquent, être effectués sans beaucoup de planification ni de réflexion.

                                       Hebergeur d'images

Certaines personnes se font mal uniquement dans des lieux bien précis. Pour la majorité des personnes, il s'agit de la maison car cela offre l'intimité et la solitude. Et puis, les sentiments d'isolement et de solitude qui précèdent souvent un acte d'automutilation arrivent plus naturellement lorsque l'on est seul. Cela explique que l'automutilation est le plus souvent pratiquée chez soi.                                                                                                                

                                          Hebergeur d'images

- Le dialogue essentiel
Généralement, l'automutilation s'atténue avec l'âge, et disparaît après quelques années. Mais dans quelques cas, elle peut constituer le signe annonciateur de troubles plus graves. Les parents qui découvrent ce problème ne doivent pas hésiter à orienter leur enfant vers un psychologue ou un psychiatre. L'aide d'un spécialiste aidera le jeune adulte à comprendre les raisons de son comportement. Car l'automutilation traduit un malaise profond. Et un psy peut aider à se réconcilier avec son corps, et limiter les dégâts. Mais il faut aussi que la famille repense sa relation avec celui qui s'automutile. Car ce comportement dénote d'un manque d'écoute. Il est donc essentiel de réinstaurer le dialogue et d'essayer de comprendre ses appels à l'aide qui ne disent pas leur nom..

                                                   Hebergeur d'images

- Anorexie, boulimie et automutilation
Il semble y avoir des liens forts entre l'automutilation et les troubles du comportement alimentaires. Ainsi, ce besoin de se faire mal est souvent observé dans les problèmes d'anorexie. On le retrouve également dans les cas de boulimie. Cela semble logique, car troubles du comportement alimentaire et automutilation ont des causes similaires : expression d'un mal-être, volonté de maîtriser les changements de son corps... A noter, l'automutilation est également liée à l'abus d'alcool et de drogues. Mais bien sûr, il n'existe pas de règles en la matière.

                                        Hebergeur d'images


Les différentes façons dont les gens se font mal sont les suivantes :

Se couper

C'est la façon la plus courante. Faite en général avec un couteau, un rasoir,
un morceau de verre ou un objet tranchant. La plupart des coupures sont faites sur les bras, les jambes, les poignets ou la poitrine, mais certains se coupent sur d'autres parties du corps, ventre, visage, cou, seins et organes génitaux. Se couper aux bras ou aux poignets est le plus courant car les excuses sont plus plausibles (par exemple, on peut dire qu'on s'est blessé en faisant la cuisine).



                                                Hebergeur d'images

Se brûler

Aussi une façon courante de se faire mal. Faite en général avec une cigarette,

un briquet, des allumettes, les plaques de la cuisinière, des objets chauffés
 (fers ou récipients chauds) ou des objets brûlants. Parfois, on utilise des liquides
 inflammables, tels essence, propane, alcool ou essence briquets. Comme la 
coupure, la brûlure est souvent faite sur les bras, les jambes, les poignets ou la 
poitrine. 
                                       
Hebergeur d'images
Se Taper
                            
Se taper avec les poings est une autre façon de se faire mal. Généralement on se
 tape sur la tête ou les cuisses. Bien que ça n'est pas l'air aussi sérieux que se 
couper ou se brûler, c'est fait pour les mêmes raisons et dans le même but. 


                                             Hebergeur d'images

Se gratter 

Chose fréquente parmi la plupart des gens, se gratter peut également devenir
 une façon de se faire mal. Ceux qui le font dans ce but, le font de façon plus 
intense, plus fréquente et plus continue. Les parties de la peau deviennent à vif 
et peuvent saigner. Souvent fait avec les ongles, il arrive qu'on utilise également 
un objet tranchant ou semi tranchant, genre couteau, peigne ou crayon. C'est parfois
 fait inconsciemment. 
 

Hebergeur d'images
 
S'arracher les cheveux

Trichotillomania...."l'arrachage excessif et fréquent des ses cheveux résultant
dans une perte conséquente des cheveux" est la seule forme d'automutilation
 reconnue comme un problème psycholoqique par le "diagnostic and statistical
 manual of mental disorders". Les cheveux ou les poils sont arrachés du scalp, 
des sourcils, de la barbe, mais peuvent également être arrachés de n'importe quelle partie du 
corps. Les endroits dénudés sont généralement cachés par un chapeau, un pansement ou des
 lunettes de soleil. 
 


Hebergeur d'images
Se casser les os

C'est une façon plus rare de se faire mal, mais c'est aussi très sérieux et très grave.
 On se casse les os en général avec un marteau, une brique ou un objet lourd. 
Parfois, les gens se jettent contre des murs ou des portes. 


Hebergeur d'images


29/10/2008
10 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 72 autres membres